Quels sont les risques infectieux en gériatrie ?

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Les personnes du troisième âge sont très fragiles au niveau de leur santé. C’est aussi l’une des principales raisons pour lesquelles il faut prendre soins d’elles. Il est très fréquent qu’elles soient victimes d’infections, et celles-ci sont de formes multiples. Et il n’est pas toujours facile de les diagnostiquer.

Les infections en milieu gériatrique

Il en existe deux sortes principalement. Il y a les infections dites nosocomiales. Ces genres d’infections mettent généralement 48 heures à incuber. C’est-à-dire que les symptômes ne se feront pas ressentir avant la fin de ce délai. Ce qui fait que ces infections ne sont pas généralement décelables à l’admission du patient. L’autre type d’infection que l’on rencontre en gériatrie, ce sont celles dites communautaires. Elles s’opposent à celles nosocomiales. Il s’agit des infections contractées dans le lieu de vie du patient. Il peut s’agir d’un centre EHPAD tout comme de la maison dans laquelle il vivait avant son admission.

En effet, il faut comprendre que lorsque le sénior est admis dans un centre EHPAD, il est exposé à plusieurs sortes de batteries. On estime que celles-ci représentent 85 % des germes présents sur les lieux contres 15 % de parasites. Même si les germes en question ne sont pas potentiellement dangereux, il faut dire que le système immunitaire d’une personne âgée n’est pas aussi résistant que celui d’un jeune. Il n’est donc pas rare que des malaises se déclenchent inopinément.

Parmi les types d’infections, on peut également citer celles engendrées par le personnel soignant. On parle d’infection iatrogène. Elles peuvent survenir au moment où le professionnel de santé pose une sonde par exemple. On ajoutera les infections transmises entre patient, à l’instar de la grippe.

Les difficultés liées au diagnostic

En raison de leurs âges avancés et de la faiblesse de leurs organismes, il n’est pas toujours facile de diagnostiquer les séniors. En effet, le diagnostic est souvent basé sur des séances de questions, ce qui rend la tâche beaucoup plus compliquée, puisque les patients très âgés n’ont pas toujours la communication facile. Certains n’y arrivent même plus d’ailleurs.

En outre, quand bien même les symptômes sont présents, ils peuvent aisément prêter à confusion, tant le patient aura déjà développé des symptômes similaires dans le cadre des manifestations des faiblesses de son organisme. L’un des symptômes que l’on retrouve fréquemment chez les personnes du troisième âge est la fièvre, qui induit une infection normalement. A tout cela, il faut ajouter le fait qu’il n’est pas possible de réaliser certains types d’examens avec des patients aussi délicats.

Les dispositions sanitaires à prendre

C’est un problème dont l’importance a été comprise très tôt par les autorités sanitaires qui ont mis sur pied l’ORIG (Observatoire du Risque Infectieux en Gériatrie). L’observatoire est fonctionnel depuis 2001 et a déjà mené plusieurs études dans le domaine, dont une enquête de prévalence des infections nosocomiales en 2005 dans le Val-de-Marne. En plus de cette disposition, il convient de souligner le manque de personnel soignant qui n’aide pas toujours au maintien d’une hygiène satisfaisante.